Blog
Christophe : Mes idées, mes convictions.

Premier article

 


Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur mon blog.

       

Les premières lignes pour se lancer... Je suis venu sur cette plateforme pour espérer trouver autre chose que ce que j'ai pu voir par le passé sur "skyblog"... C'est à dire des gangstas, des illettrés, des poufs ou encore des gamins. Il n'y avait pas assez de personnes "intelligentes" à mon goût. Au début du blog vous aurez mes créations, si ça ne vous intéresse pas, faites suivante jusqu'à tomber sur un article pas trop long ^_^. Certains poèmes concernant une ancienne petite amie sont à mettre de coté...

 

Mon ancien blog  :  www.christwo03.skyrock.com


Car malgré tout, mes idées y resteront incrustés aussi longtemps que le site le permettra :). Des idées qui fâchent? Peut-être, pour le savoir, je vous invite à y faire un tour, car il sera plus "complet" que ce blog. Pour le moment ;) Je mettrai à la suite de cet article, ceux que j'ai particulièrement aimé écrire sur skyrock. Un simple copier coller et une mise en forme suffiront :)



Commençons donc par nous présenter :


      Je m'appelle Christophe, je suis malheureusement un "mec", et j'ais dix-sept ans. Comment pourrais-je me décrire... Cheveux noir, yeux marrons, 1m80, 52kg... Ce qu'il y a de plus banal en tant qu'humain perdu sur cette terre où rien ne marche comme cela été prévu à la base. Après les détails physiques, passons à la partie "morale". Ma façon de penser se rapproche de l'idéal du gothisme, mais je ne me décris pas comme gothique, pas entièrement en tout cas... Je suis un mélange, la résultante de plusieurs incidents dans le parcours qui mène au répit (c'est à dire être tout décomposé, sans âme, sans rien, enfermé entre quatre planches pour polluer un peu plus la planète), que l'on appelle la vie. Je ne vais pas déballer tout ça ici, je ne suis pas là pour ça. Skyrock restera mon défouloir, et Bloguez, mon véritable blog. 




Ce que j'aime :


     La musique, mes véritables amis, lire, écrire des "poèmes" (faute de meilleur terme), des paroles de chansons, l'ordinateur, la logique, être *** (rester moi-même en fait), ceux que j'aime (sans déconner, vous vous y attendiez pas à celle-là, si?), l'opposition aux religions, l'opposition aux modes plus que puériles, à la limite de la débilité profonde. La mal-bouffe =p. Les MMOrpg (du genre WoW, Aion...). Le respect d'autrui, l'argumentation, tout ce qui est "héroïque fantasy, médiéval"... En gros tout ce qui met en scène des épées (de fer ou laser :)), des combats, et toutes les autres choses de ce genre. Les belles images, comme celles que vous pouvez voir par l'album photo. Je n'ai aucune tendance suicidaire et n'incite pas au suicide. Un petit texte que j'avais fait pour ma copine, ayant mis une image de Luis Royo, elle m'a demandé d'expliquer rapidement en survolant le gothisme, pour moi.

"STOP aux préjugés !!
J'aime les images de ce genre mais j'aime aussi la vie !!


ça parait *** dit comme ça, mais je sais de quoi je parle. Il y a beaucoup trop de préjugés sur le "monde gothique" (et encore, cette expression n'est pas vraiment adaptée) Il y a beaucoup de différences entre ce monde et celui qui nous apparait à travers la télévision etc...

Voir la vie comme elle nous apparait réellement. Pas comme le monde voudrait nous faire croire. Non, tout n'est pas beau et magique... Tout est illusoire, on fini par s'en rendre compte... Tout ce en quoi on croyait s'estompe voir disparait. Tout ce dont on idéalise la valeur... Trop d'idéalisation tue la chose. Le monde gothique pour moi, qu'est-ce? Une façon de penser ? C'est trop faible comme "description". Non, ce serait plutôt un mode de vie, une façon différente d'interpréter les données que nous envois le monde environnant. L'image, pour vous ce serait "la mort, pwa c pa bo lol, go die sale conne". Moi j'y vois autre chose... La beauté de l'habit, de l'expression triste du visage... La beauté qui pour vous n'est que tristesse inutile. Cet exemple souligne un petit peu la différence de vision. C'est un mode de vie plus terre à terre et réaliste, mais qui n'en oublie pas moins de rêver et de créer. Un grand esprit artistique, une belle façon de décrire les sentiments et émotions, tristes ou heureux. Plus enclin à apporter de l'aide, plus soucieux de ce que l'on aime que soit même. Chaque "true goth" est différent... On ne peut donner une description précise, seulement une globale. Bien sûr, le gothisme n'est pas qu'un "style vestimentaire", et encore moins une mode. Et ce n'est pas non plus la secte des suicidaire à coup de lame de rasoir. Ce sont des chemins différents, et je ne parlerai pas du satanisme, qui lui aussi, tout comme le gothisme, a différentes sous branches et n'est pas si horrible que l'on aime croire. Le satanisme, tout comme le gothisme, est craint. Donc on ne se renseigne pas et se laisse porter par les préjugés si facile à intégrer. "tous les gothiques vouent un culte à satan, sont méchant et se scarifie"
Non.
Le fléau du "pokégoth, pokésata, pokéautre" touche les deux mondes. Ils font ça pour "le style", mais n'ont aucune idée de ce en quoi ils disent appartenir. Pour eux, c'est une mode comme une autre, s'habiller en noir et dire 666 vive Satan c'est comme chanter la dernière chanson du rappeur du coin.... Pathétique. Voilà d'où viennent les préjugés, de ceux qui gangrènent les mouvements en essayant de s'intégrer en ceux-ci, bien qu'ils ne soient pas du tout de la même idéologie, et ne sont que des cons.
"




Ce que j'écoute :

     Principalement du rock, du métal et ses sous-branches ; black metal, death metal, gothique, indus et j'en passe. (Je n'aime pas le white metal pour les paroles qui y sont inscrites, étant moi même Athée, et ayant une grande répulsion et rancoeur lorsqu'il s'agit de religions)... Une petite liste des groupes avec le lien d'une musique sera créée. Mes deux groupes favoris sont : Eths (groupe français) et Dimmu Borgir (black métal symphonique Norvégien). La techno ne me dérange pas, j'apprécie particulièrement la "trance".




Ce que je n'aime pas :

     Le R&B, le Rap, la "Tck"... Tous les trucs qui ne dépassent pas les trois lettres ;). Les modes, la race humaine, les religions (un article sur le sujet sera bientôt créé), les poké<insérez un diminutif de mouvement>, du style "pokégoth, pokésata, pokéemo..." En d'autres termes, tout ceux et toutes celles qui disent appartenir à quelque chose mais n'ont aucune idée de ce qu'ils prétendent être, en ne prenant que "le style vestimentaire", si je puis dire. Les weshs, les modes, le "normalisme", les personnes sans personnalité (ça fait un peu antinomique non? :)). Et tant d'autres choses...

Tags :

Ajouté le 13:34 à 7/7/2008
Commentaires (13) - Poster un commentaire | Envoyer à un ami

"Poèmes"

 


       Avant toute chose, je tiens à souligner le fait que je possède les droits d'auteur sur mes créations. Si je vois l'un de mes écrits quelque part, qu'il n'y a aucun lien vers l'auteur, c'est à dire moi, en gros, que vous vous attribuez l'écrit, je suis en droit de vous poursuivre pour vol. Pour éviter cela, c'est tout simple, vous me demandez si vous pouvez copier coller celui ou ceux qui vous plaisent (en général je dirai oui), et de rajouter un lien vers ce blog, ainsi que mon nom à la fin. Ce n'est pas bien compliqué? :)

 


      L'article sera mis à jour assez souvent, n'hésitez pas à repasser de temps en temps pour voir si il y a du nouveau.

 

 

Poèmes :

(ce n'est pas dans l'ordre chronologique de création et les titres sont quelque fois "simple". Les ajouts seront enregistrés à la fin)

 

 


Feu

Ô toi, le feu
Étincelle, brasier ou incendie, tu n'es pas un jeu

Tu éblouis de par tes couleurs solaires
Tu es partout, aux cieux et aux enfers

Tu sers autant le bien que le mal
Le tout, sans morale

Tu aides à créer de nouvelles choses
Par ta chaleur à hautes doses

Tu crées et tu détruis
Voilà à quoi tu sers dans la vie

Tu peux être immortel ou éphémère
Sous et sur la terre ou dans l'atmosphère

Cependant ta chaleur est rassurante, apaisante
Telle la lumière divine, ta lueur nous guide dans la pente

C'est souvent quand on est dans le noir
Que ta lumière s'élève pour faire apparaître l'espoir dans notre histoire

Tu prends plusieurs formes selon l'interprétation que l'on a de toi
Mais il suffit d'une seule question, pour changer ce que l'on croit

Tu alimentes la flamme dans nos cœurs
Pour faire vivre l'amour avec ardeur

Indubitablement tu es indispensable dans nos vies
Créer ou détruire, au final tu ne fais qu'enflammer nos esprits

 

 

 

Ad Vitam Aeternam

J'aime te couvrir de baisers
Te prouver mon amour par le toucher

Nos étreintes plus ou moins douces
Union corporelle sur un lit de mousse

La délicatesse toujours et à jamais présente
Le spectacle de notre affection iridescente

Douces perceptions cutanées
Tes lèvres rendant les miennes humides de félicité

Ton ventre contre le mien
Ton dos et tes reins sublimés par mes mains

Le reflet de mon regard dans tes iris
Une spirale de frissons douce comme le Lys

Je me mettrai à genoux pour un sourire
Sans toi je ne suis qu'un tas de chair prêt à mourir

Désir secret de sacrifice en ton nom
Insatisfait du résultat de mes intentions

Ma solitude me plonge dans une inéquation
La résoudre m'est impossible sans déraison

Ton odeur recouvre encore mes bras
Le manque décime et craquelle mes doigts

Les mots reflètent pâlement mes sentiments
Cet état émotionnel n'est pas exprimé convenablement

Dans mon crâne tout se déchaîne et s'entrechoque
Rien ne se morcelle tout est dur comme le roc

Les nuits passent et j'attends ton retour
Insoutenable attente s'aggravant de jour en jour

Je me consume de l'intérieur quand je suis seul
Tout sombre dans l'obscurité ne laissant qu'un linceul
Un amour exponentiel déchire les lambeaux
Brise les sceaux et les tombeaux

Je désire servir ton plaisir servilement
Incommensurable et inégalable dévouement

Tant de bons moments et tant de projets
Ils sont merveilleux, réalisons-les !

Je te veux près de moi jusqu'au trépas
Je t'aime et ne veux que toi

Le train de la vie roule sur les rails de la démence
Tes mains serrant les miennes sans réticence

Rien ne m'arrêtera dans ma course
Mes larmes coulent comme l'eau des sources

Je ferai tout pour que tu sois heureuse
Réduirais à néant les ombres passées furieuses

Je te jure fidélité et amour sans concession
Une vie pleine de surprises et de passion

Je tiendrai mes promesses crois-moi
Accorde moi ta confiance et prélasse toi

Sans toi je n'imagine pas mon existence
J'ai soif de ta présence

Tu es mon idéale inavouée
Envoûtante obsession de proximité

Tu es la muse de ma destinée
Ma véritable raison dévoilée

Je donnerai ma vie pour te préserver sans hésitations
L'idée de te perdre m'est insupportable et me pousse à l'abnégation

 

 

 

Vent

Ô toi, le vent
Tu souffles à travers tous les continents

Surpuissant et à la fois tellement doux
Une légère brise caresse nos joues

Une tempête détruit nos vies
Tristes souvenirs des tsunamis...

Fantastique énergie développée sans usure
Tu es la plus grande force de la nature

Qu'importe les obstacles sur ta route folle
Ils ne restent pas bien longtemps au sol

Tu fais rêver les esprits
Voler sur tes ailes sans répit

Voyager à travers le monde
Voir la planète belle et bien ronde

Au dessus de tous les tracas de la vie
Qui n'en a pas envie?

 

 

 

Tristesse

Ô tristesse quand tu nous tiens
Triste pour un rien
Tout s'aggrave avec le temps
Tu joues trop avec nos sentiments

Le passé s'en mêle
Ce dernier et le présent s'emmêlent

Que faire, que dire
Quand tout est de pire en pire

De notre point de vue
Ô combien confus

Trouver une occupation
Ne sert à rien, à part troubler encore plus nos émotions

L'inconscient se joue de nous
Je suis à genoux

Un peut-être ne peut être que risible
Quand la possibilité de réponse est plus que prévisible

Une réponse négative envisagée d'avance
Sombres pensées, sombre somnolence

Aucune nuit bercée de doux rêves du lendemain
Aucune envie d'envisager le triste matin

Nuit hantée de sombres pensées sinistres
Matin bien triste

Je ne suis qu'à l'aube de ma vie
Mais j'ai déjà envie de répits

Tout cela pour une phrase dite en lettres
Qui me rappelle tant de souffrances futilement inertes

Est-ce que le destin se joue de moi
Est-ce que le destin s'amuse avec moi

Nul ne peut le dire
En tout cas, tout va sans dire

La vie est vraiment un navire peu engageant
Qui chavire, une fois depuis l'arrière, une fois depuis l'avant

Nous pouvons seulement effleurer notre ligne de vie de par nos choix
Cette ligne tremble, change quelque peu de direction, mais reste fidèle à sa voie

Ce poème est un appel à l'aide plein d'émotions
Dont peu de personnes peuvent en comprendre la véritable signification

Pour les autres, il n'y a que des phrases sans queues ni têtes
Eux qui enflent de bien-être, eux bien dans leurs têtes

Le bonheur n'est pas inclus dans mon programme génétique
Tout comme la chance et la beauté physique

Suis-je beau intérieurement? Peut-être que oui, peut-être que non
Tout ce que je sais, c'est que la tristesse est synonyme à mon nom

Suis-je le seul dans cette situation? Peut-être que oui, peut-être que non
L'avenir me le dira, avec ou sans affection

Quoi qu'il en soit, je suis bel et bien seul dans mon univers
Sombre refuge de Lucifer, maître des enfers

Démons de malheurs créés à ma naissance
Implantés dans ma vie comme des fardeaux de souffrance

 

 

 

 Premier baiser

Lors d'un premier baiser
On est quelque peu intimidé
Nouveauté, on n’est pas habitué
Alors on se laisse aller...

Mes lèvres touchant les siennes
Plusieurs fois sans peine
Un goût sans pareil
Le goût de la merveille

Quels instants inoubliables
Pour moi, c'était impensable

Son parfum et ses cheveux
Il n'y a rien de plus beau à mes yeux

Je ne peux pas m'empêcher d'y penser
Je n'arrive pas encore à vraiment réaliser
C'est trop beau pour être vrai
Un premier baiser, il y a de quoi rêver...

 

 

 

Rêve rêveur

D'une vie rêveuse
Peut en naître deux heureuses...

Si un rêve voulait dire je t'aime

Alors je voudrais dormir à tes côtés
Dormir à tes cotés, pour l'éternité...

Peu importe le temps que cela prendra
Toi et moi seront unis jusqu'au trépas

Pour une vie emplie
D'un bonheur infini

Nombreuses sont les étoiles, une pour chaque bon moment
C'est toi même qui me l'a dis
Ce à quoi je réponds que tu es ma galaxie

Pour terminer ce poème
Laisse moi te dire je t'aime.

 

 

 

Élodie

Semblable aux princesses décrites dans les livres
Pour toi, d'amour mon cœur s'enivre

Peu à peu mes sentiments à ton égard s'intensifient
D'une simple attirance d'esprit

J'en suis arrivé à un début d'amour
Je désire te rendre heureuse jour après jour

A moi s'offre un nouvel horizon
En moi l'espoir renaît en pensant à ton nom

La tristesse s'estompe pour laisser place à l'endorphine
Pour toi mon cœur se met à l'ouvrage et s'anime

De mes mots découlent mes sentiments
Nous avons tout le temps, profitons-en

Je t'offre mon petit cœur
Fais-en ton bonheur

Il n'est jamais trop tôt pour avouer
On dit qu'il faut un jour pour aimer

Dans mes rêves tu es dans mes bras
Que mes bras deviennent tes rêves béats

Rêves que je me ferai un plaisir de faire devenir réalité
Cette même réalité si belle quand elle est partagée

Aux chaînes qui retenaient mon cœur, tu as attenté
Je te remercie infiniment de ce dont tu m'as libéré

Je ferai en sorte que de tes yeux ne coulent que des larmes de joie
Les soucis seront balayés par notre affection réciproque sans faille ni désarroi

Le conte de fées qui t'est destiné se profile dans mon esprit
Dis moi quand tu veux qu'il prenne vie

 

 


Satan

Paroles insipides
Ténébreux déicide

Peu importe l'instant
Tu es omniprésent

Tu n'existes pas
Tout comme les dieux et leurs lois

Tu es le coté sombre de l'homme
Le coté attirant en somme

 

 


Océan

Ô toi, océan
Vaste étendue d'eau cyan

Tu caches en tes profondeurs
De sombres abysses de terreur

Des créatures sanguinaires
Peuplent ce sous-marin enfer

Vicié de noirceurs, où ne peut survivre nul cœur

La surface reste néanmoins magnifique
Dauphins, poissons multicolores, un tout féerique

Tu bordes les plages sablonneuses
Des falaises, fin de terres rocheuses

Pour combien de temps encore
Feras-tu le plaisir de nos yeux et de nos corps

Nous te détruisons petit à petit
Ce monde se réchauffe à cause de l'industrie

Toi tu t'évapores lentement mais sûrement, c'est affligeant...

Bientôt nous ne pourrons plus t'admirer
Tu auras pris une retraite bien méritée

Toute une vie à faire naître
Toute une vie à subir les actes de ces traîtres

Triste destin pour une si belle chose
Tu te fanes lentement telle une rose

Toutes les belles choses ont une fin
Tu seras le dernier à l'apprendre, c'est malin

Sans toi la vie n'est pas possible, je l'avoue
Adieu mère de tout
Adieu pauvre de nous
Adieu bande de fous…

 

 

 

Souffrance d'un jour

A l'aube tu pleures tes peines
A l'aube tu vocifères ta haine
A l'aube tu cries ta joie
A l'aube tu hurles ton effroi

Le matin tu aperçois une lueur
Le matin tu crois au bonheur
Le matin tu aperçois un ange
Le matin tu entends ses louanges

Le jour tu apprends que ce n'était qu'un mirage
Le jour tu sais que ce n'était qu'une image
Le jour tu en as marre de toutes ces illusions
Le jour tu as des pensées funestes à profusion

Au crépuscule tu préfères te taire
Au crépuscule tu maudis cette terre
Au crépuscule tu restes solitaire
Au crépuscule tu te cloisonnes, pour ne pas effrayer tes pairs

La nuit tu chuchotes aux enfers
La nuit tu pries pour t'enfuir six pieds sous terre
La nuit tu demandes le pardon
La nuit tu cherches des raisons

La nuit tu sombres dans la scarification
La nuit tu plonges dans l'abandon...
La nuit tu perds tout espoir
La nuit tu brises le miroir

La nuit tu baisses et cisailles tes bras
La nuit tu entends la mort arriver à grands pas

 

 

 

Seuls Actuel

Seul je vis
Seul je dépéris
Seul j'attends mon double
Seul dans le trouble

Elle qui serait également seule
Elle qui verrait en moi son soleil
Elle qui n'en attend plus qu'un seul
Elle qui m'attend comme l'ours attend le miel

Nous ne serions plus seuls ni en dépression
Nos corps s'enlaceraient avec ardeur
Dans une étreinte pleine de passion
Dans une étreinte pleine de douceur
Qui sera l'heureuse élue?
Qui fera chavirer mon cœur?
Pour une vie émue
Jusqu'à ce que l'ont meurt

 

 


Intolérance

J'aime les gens différents
Vous êtes tous pareil c'est alarmant

Les différences vous font peur
Moi, elles alimentent mon bonheur

Brutaux, cruels et idiots
Ces mots vous collent à la peau

Vous ne tolérez rien
Et vous osez nous prendre pour des chiens?

Vous ne respectez rien ni personne, mort ou vivant
L'intolérante intolérance insolente qui émane de vous est sans équivalent.

 

 

 

Fin d'un rêve

Fin d'un rêve éphémère
Bonheur foutu en l'air
Moral au plus bas
Souvenirs d'un passé las...

Obligé de souffrir autant
Pour quoi finalement
Espérance de jours meilleurs
Douleurs antérieures...

Est-ce si difficile de trouver pour autant
Quelqu'un avec qui passer de bons moments
Et cela, pour pas mal de temps
Faut-il attendre patiemment
Que ça nous tombe dessus
Ou chercher l'être tant attendu

Deux expériences dans ma vie
Deux échecs a proprement dit
Je ne pense pas être un beau parleur
Je ne cherche pas à me mettre en valeur
Ni à assouvir mes désirs charnels
Encore moins à manipuler en étant infidèle

Juste trouver quelqu'un de bien réel
Quelqu'un qui m'appréciera tel quel
Pour ce que je suis et ce que je pense
Ce que j'aime et ce à quoi j'aspire en silence

Être quelqu'un de romantique
Intéresser par la tendresse et le basique
Est-ce un défaut, une tare?
De vouloir une belle et longue histoire

Un beau couple uni et fidèle
Pour un amour ni éphémère ni éternel
Juste pour une bonne partie de la vie
C'est simplement une envie
Qui mûrie en moi chaque jour
Quand je vois les vautours
Qu'est devenue la majorité des hommes
Dirigés par leurs hormones
Ne voulant que les plaisirs charnels
Des femmes naïves et belles

Pourquoi se jettent-elles dans la gueule du loup
Pourquoi se jettent-elles à leurs cous
Eux, les coureurs de jupons
Comptabilisant le nombre de trahisons
Se vantant même de leurs multiples relations
Où sont passé les princes charmant et leurs beaux étalons
Ont-ils été remplacés par des reproducteurs sans sentiments
Ou sont-ils simplement mort depuis plus de cent ans...

Les contes de fées n'existent plus maintenant
Mais il est possible de créer quelque chose s'en approchant
Peut-être que ça vient avec la maturité, en grandissant
Dont certains et certaines manquent cruellement

Suffit-il d'attendre que les esprits subissent un changement
Pour pouvoir enfin songer à un couple aimant
Regardant dans la même direction
Pour une vie pleine d'émotions
Certes c'est un tableau idyllique
Mais qui n'est pas illogique
La jeunesse ne servirait donc qu'à souffrir
Vu que rien n'aurait d'avenir...

 

 


Namour

Jamais je n'aurais cru te trouver si vite
Toi, que mon cœur abrite

Il bat à m'en briser la poitrine
Tu as tout pour me plaire
L'intelligence, la gentillesse, la beauté intérieure et extérieure, tu es divine
Dans mon cœur, tu ne seras pas éphémère

Mon seul désir était de te trouver
Te trouver, avant de succomber, cela est fait

Dans ce monde qui ne nous comprend pas
Nous rejette et ne nous respecte pas

Dirigés par des religions et la mode abeille
Nous rigolons bien de les voir tous pareils

Nous sommes bien loin de tout çà
Nous et quelques autres, ici et là

Nous sommes différents des autres
Tant mieux, nous ne sommes pas des apôtres

Moqueries, insultes et rabaissements
C'est ce que nous vivons quotidiennement

Nous surmontons çà, chacun de notre côté
Jusqu'à ce que tu sois à mes côtés

Tout sera alors plus facile
Amoureux, heureux ensemble et tranquilles

 

 

 

Love

Belle comme un cœur
Tu es mon âme sœur
Telle une aurore boréale
Tu es mon idéale

Depuis tant d'années
Tu es l'être que j'attendais
Depuis tant d'années
Tu es celle que j'espérais

Tant de points communs
Qui pourraient nous unir c'est certain
Tant de tristesse
Qui laisserait place à l'allégresse
Si seulement le destin
Voulait bien accomplir son dessein
Qui serait que nos deux êtres s'aiment
A condition bien-sûr qu'il en soit de même
Pour toi, envers moi
Car je suis éperdument amoureux de toi

C'est donc à toi que je dédis ce poème
Car tu es celle que j'aime.

 

 

 

Envie et besoin

Envie de tout besoin de rien
Besoin de tout envie de rien

Besoin et envie d'une seule chose
Un geste simple que nulle prose
Ne peut exprimer, même en symbiose
Avec ce petit geste qui veut dire beaucoup de choses

Une chose pourtant si banale, si basique
Une chose pourtant si vitale, si euphorique

Quelque chose d'infiniment bénéfique au bonheur
Quelque chose dont on devrait savoir apprécier la valeur

Simplement besoin de quelque chose de minime
Simplement envie d'une étreinte féminine

 

 

 

Sombre Désillusion

Elle qui depuis le début
Elle qui jusqu'à l'agonie
Espérais de façon éperdue
L'amour éternel promis

Se vit perdre confiance
Devant l'infidélité infligée
Par ses fiancés en avance
Pourtant tant aimés

Malgré son âge
A seize ans elle ne tint plus qu’en sursis
Se libérant de l'élagage
De son cœur meurtri
Désillusionnée par ces sauvages
Qui ont fini par lui faire perdre la vie
Alors qu'à son dernier soir
De son fidèle ami
Elle devait recevoir

Une déclaration
Pleine de passion

Elle ne peut plus profiter
De l'être qui l'aimait

Ce dernier mit fin à ses jours
Par amour
Un amour qui ne peut plus
Être vraiment vécu
De nos jours

 

 

 

Rencontre

Au détour d'un message
Nous avons fait connaissance
Je t'ai posé quelques questions d'habillage
Tu m'as répondu avec aisance

Quelques jours ont passé
Nous avons continué à parler

Tu m'as dit quelques uns de tes soucis
J'ai vite analysé et compris
Je t'ai dit sincèrement ce que je pensais
Dès lors, je commençais à être charmé
J'ai même touché ton cœur
Avec tout ce que je pouvais de douceur

Quelques jours se sont écoulés
Avant de partir te coucher
Tu m'as dit ce que j'espérais
Ce que je n'osais dire malgré ce que j'avais avoué

En ce surlendemain de Noël
Après une journée plutôt frêle
Tu m'as offert le plus beau des cadeaux
Tu m'as dit ces trois mots

Trois mots qui me donnent des ailes
Trois mots qui font monter au ciel
Trois mots qui sont tout pour moi
Trois mots que je répèterai en face de toi

Tu m'as dis "je t'aime"

Dès lors, j'étais aux anges
Je ne savais pas trop comment réagir, c'était étrange
Une toute nouvelle sensation
Qui nourrissait ma passion

Je n'ai malheureusement toujours pas compris
Pourquoi tu mettais tant de pleurs
Pourtant, tu avais dit ce qui faisait mon bonheur
Et c'est bien ce que je compte t'apporter aussi

 

 


Plus de sourire

Douleurs effacées
Envie de vivre amplifiée

Temps de jouissance
Temps de confiance

Insouciance, joie de vivre
Silence, peur ivre

Aveux de souffrance
Distance de démence

Soirée solitaire
A ne plus savoir que faire

Encore une fois
Personne a côté de moi

Seul, aimer, mais toujours seul
Voilà donc ma destinée, mon linceul

 

 

 

Besoin

J'ai besoin d'une petite amie
Pas forcement la plus jolie

Bien qu'elle le serait à mes yeux
Et mon cœur brûlerait pour elle de mille feux

Une histoire durable
Une histoire sentimentale

Où il n'y de place que pour la passion
L'amour, la tendresse et l'affection

Je ne veux pas n'importe qui
Je veux celle qui m'aurait choisi

Une petite aventure ne m'intéresse pas
J'ai besoin d'un couple qui durera

Sentir son corps près du mien
Lui caresser les cheveux de mes mains

Lui apporter tout le bonheur dont je serais capable
Je suis prêt à sacrifier énormément pour que ce soit réalisable

Une fille très différente des autres de sa génération
Autant de par son caractère, sa personnalité et ses passions

Un passé lourd de tristesse et de déceptions
Que je pourrais faire oublier avec de petites attentions

Me ravirai au plus haut point
Peut être attend-t-elle aussi dans son coin

Tout comme je le fais
Attendre et espérer...

Vais-je la trouver demain?
A mon réveil au petit matin

Ou peut être viendra-t-elle dans des années
Peut être est-ce à moi de la déceler

J'espère simplement qu'un jour nous serons réunis
Ce jour sera l'un des plus beaux de ma vie.

Ceux qui le suivront le seront davantage à chaque heure
Rien ne me ferait plus plaisir que de lui offrir mon cœur

Ce sera une telle félicité d'être à côté de l'être aimé
De pouvoir l'embrasser, la câliner, la gâter...

Qu'elle soit heureuse à mes côtés
Son bonheur fera le mien avec complicité...

 

 


L'homme et les religions


Imbu de lui même
Rendant souvent les autres races blêmes...

Convaincu d'avoir toujours raison
Quelles que soient ses actions
Il y a toujours des répercutions

Très souvent fâcheuses
Pour ceux qui sont en cohabitations
Avec cette race haineuse

Autant dans son langage
Que dans ses actes sauvages

Ceci est une description sombre
Il en faut donc une plus lumineuse
Laissez moi vous dépeindre la face cachée dans l'ombre
La face plus humaine, plus heureuse

Être ami et protecteur de la nature
Être juste et mature

Capable d'éprouver des émotions
Telle que la tristesse, l'amour, la compassion

Cette espèce très créative dans le fond
Eut la mauvaise idée d'inventer les religions
Religions, qui ne font que semer discorde et destruction
Parmi les peuples et les esprits...

Elles ne sont utiles que pour se raccrocher à la vie
Quand on en arrive à ce point
Croire est le dernier soutien...

Mais de là a faire des sacrifices, des tueries, des guerres
En l'honneur d'un dieu soit disant en colère

De restreindre la liberté de certains
Pour une question de soumission
Cela offre un avenir incertain

Ce, pourquoi, aux religions
Je poste ma démission

En espérant une révolution
Ou même une évolution

Glas de la perversion et de l'obéissance
Des croyances inculquées dès la naissance

S'ouvrirait alors une ère prospère
Pour ne plus jamais vivre dans cet enfer

 

 


Battements

Chaque battement de mon cœur est pour toi,
Chaque battement me fait penser à toi,
Chaque battement est un cri d'amour,
Chaque battement est un "pour toujours",
Chaque battement est un je t'aime,
Chaque battement est le plus beau des poèmes,
Chaque battement est en ton honneur,
Chaque battement est pour ton bonheur
Chaque battement me donne envie de t'embrasser,
Chaque battement me pousse à vouloir t'enlacer.

 

 

 

Autobiographie 2

Une âme triste emplie d'ombre
Un esprit sinistre surchargé de pénombre

Un cœur en attente d'amour
Un cœur prêt à tout donner sans détours

Anticonformisme, spontanéités, athée
Romantisme, réserve, timidité

Que ces mots
Me collent à la peau...

Ils me décrivent
Me transcrivent...

Tel est mon être
Tels sont mes concepts...

Vie solitaire
Vie cellulaire...

Monde incompatible
Avec ma vision de celui-ci
Cherchant une parcelle d'ombre stérile
Pour me cacher de ce monde sans merci

Différent de mes pensées
Et de mes idées
A l'opposé de mes mœurs dérivés
Et espérances déviées...

Dirigé par l'anarchie et la violence
L'injustice et l'insolence
Ce monde pourri
Peuple soumis...
A la loi du plus fort
Ils ont bien tord...

Tout n'est cependant pas perdu
Il existe encore un monde mal vu

Un monde subissant les préjugés
Un monde peu respecté et bafoué

En fait, mon monde est un mélange de plusieurs
Reprenant quelques concepts plus tout à fait à l'heure

Mélangeant la culture métal, un peu d'émo et le gothisme
Mais surtout, ce que je préfère de loin, le romantisme

 

 

 

Arbre Mort

Ô toi arbre mort
Tu as eu ton âge d'or

Feuillu et bien portant
Formidablement bourgeonnant

Maintenant c'est fini, tu pourris
Meurtri par les siècles, tu es sans vie

Le vent n'anime plus tes branches
Elles ne se couvrent plus de belle neige blanche

Se brisant au moindre surpoids
Depuis ton trépas

Tes membres boisés d'antan
Sont désormais fragiles et mourants

Adieu arbre mort, ton règne s'est achevé
Tu naquis graine, tu t'es développé

Tu fus roi, maintenant c'est terminé
Repose en paix

 

 


Autobiographie

Un mal-être immense
Mal dans ma peau
Serait-ce une sentence?
C'est au minimum un lourd fardeau

Mon âme est une terre gelée
Une terre oubliée, délaissée...
Meurtrie par tant de souffrance
Anéantie par la violence...

Malgré la flamme de mon cœur
Aussi chaude que les feux des enfers
J'attends l'exploratrice pleine d'ardeur
Qui saura conquérir la Flamme et la Terre

Destin funeste de malheur
Seul j'attends mon heure

L'heure de la rencontre avec la Mort
Fin de cette vie solitaire
Je m'en irai alors
Loin de cette vie sommaire

Destin jouissif de bonheur
L'heure de la fin de tout malheur

L'heure aura sonné
L'heure de ma destinée
L'heure de l'arrivée de ma dulcinée
L'heure de notre bonheur si longtemps sacrifié

Glas de la solitude et du désespoir
Naissance d'une union
Glas de l'habitude et de mes pensées noires
Naissance d'une fusion

Toute une vie enjouée
S'ouvrirait devant nous
Tout un horizon de joyeuses pensées
Viendrait jusqu'à nous

Effaçant ces terribles années...
Toutes assombries
Par tous ces abrutis...
Dénués d'intelligence et respect
Qui ne vivent que par la violence
La brutalité, la discorde et l'insolence...

Mais tout cela serait du passé
Toutes ces moqueries et paroles insensées
On oublierait ce monde fou...
Un avenir heureux s'offrirait à nous

Il n'y aura qu'à tendre la main
Pour se saisir de ce rêve divin
Malheureusement ce n'est qu'un rêve
Un rêve inscrit dans un poème...

Se réalisera t-il un jour?
Je ne sais pas
J'espère que je trouverai l'amour
Pour l'instant je fais les cent pas...

 

 


Joyeux Anniversaire

Aujourd'hui, pour ton anniversaire
J'ai voulu faire ces quelques vers
J'espère qu'ils vont te plaire
Ils sont écrits avec mes sentiments les plus sincères

Depuis notre rencontre, il y a de cela quatre-vingt-dix jours
Nos cœurs se sont rencontrés et à l'unisson ont susurré : Amour
Nous avons passé tellement de bons moments
Ri si souvent, un couple bien portant, si aimant

Je ne saurais décrire le bonheur que tu me fais vivre
Malgré des débuts moraux difficiles pour moi
J'ai passé cette phase et de toi, je suis ivre
A l'époque tu avais quinze années de vie en toi

Dès lors, tu as grandi et mûri tout en restant une enfant
Seize années viennent de s'écouler au sablier du temps
Depuis que tu es venue au monde en offrant à l'un de ses résidents
La possibilité de t'aimer, t'apporter du bonheur et être présent

Il est de coutume d'offrir le cadeau le plus touchant possible
Le luxe, l'argent, l'illusion heureuse, tout ceci est risible
Je t'offre ces quelques mots et encore une fois mon cœur
Sers-toi, embrasse-moi, profite de mon amour à chaque heure

Aujourd'hui, je souhaite partager ce jour en ta compagnie
Qu'il devienne l'un des plus beaux de ta vie, de notre vie
Je ne suis pas parfait, mais je peux me vanter de t'avoir
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai jusqu'au dernier soir





My family, My friends

Bercé par les paroles de cette musique
Le rythme et la douceur furent un déclic

Regardant des photos de mon passé
Leurs yeux fixant l'objectif de l'appareil
Je revois des personnes m'ayant mis de coté
Et d'autres que j'ai délaissées durant mon éveil

Des anciens amis perdu de vue
Que je ne verrai jamais plus
Mais aussi les personnes actuelles
Celles avec qui la vie fut, est et sera belle

Ma mère, mon beau père, notre guerre
Les recoins nébuleux de mon enfance solitaire
Enchaînant les années de galères
Fini, voilà l'aube de la nouvelle ère
Mes amis, mes soeurs et mon père
Les souffrances du passé ressurgissant
Me laissant faible et larmoyant
 
Dans ce qui semble être un concentré
De souvenirs nostalgiques et de regrets
Les déceptions, les trahisons ; ces fausses amitiés
Les sentiments d'injustices refoulés

Les amis d'Internet, la toile d'amitié
Durablement ou non, nous sommes liés
Les larmes de nostalgie interviennent dans l'instant
Sensation d'abandon mutuel pour certains
Il reste ceux que j'affectionne, ceux qui répondent présent
Éphémère va et vient d'impression de soutien

Chaque bonheur vécu avec légèreté
Chaque malheur subi sans personne pour m'épauler
Apporte sa pierre à l'édifice de ma personnalité
Chaque coup dur s'incruste dans mon identité
Balayant ce qu'il me reste d'humanité

L'attachement se renouvelle sans fin
Même quand je crois le contraire, en vain
Tout fini par s'estomper lentement
Ou s'amplifier exponentiellement

Il n'y a peut être pas de "pour la vie"
Mais il y a du "contre la mort", cette fatalité
Les paroles inattendues redonnent l'envie
Être avec eux et ne plus désespérer

 

 

 

Le regard des songes

Regarde le ciel, cette voûte céleste éclairée, et observe tes aïeux
Ceux qui sont censés te regarder depuis les cieux

Rêve pendant des heures à une vie meilleure
Perds-toi dans l'imaginaire et les songes idéalistes
Ne craint plus le monde extérieur
N’y accorde plus aucune importance, ne soit plus triste

Fait en sorte d'être heureux là où les autres ne peuvent s'immiscer
Imagine un avenir que tu n'auras pas à partager
Crée ton propre univers, inaccessible
Crée l'irréel et l'impossible

Avec tes règles, tes lois et interdits si tu oses en mettre
Envoûte toi d'une liberté sans fin, deviens le maître
Laisse la merveille imbiber ton idéal magique
Propose toi les plus belles scènes romantiques,
Comme les plus cruelles vengeances psychopathiques
Ton coeur fabrique tes idées atonales, mélancoliques

Ne t'y attardes pas, restes-y, inaugure le spectacle
Observe puis incarne le vacillement des ondes
Fais de ce monde, ton monde
Les autres ne te font plus obstacles

Tu es enfin à ta place
Là où tu ne te lasses
Le chaud devient froid
Réveille-toi...

Tes cris ne servent plus, remplace-les par la plume acérée de ton être
Tes écrits détruisent et dénoncent mieux que n'importe quel hurlement ou blessure infligée
Fais naître l'horreur dans les âmes ennemies qui te maltraitent
Et l'amour dans les intérieurs amicaux blessés

Comprend la détresse de ceux que tu aimes, leurs tourments
Annihile-la par ton soutien et rends audibles tes sentiments

 

 

 

Absence

Telle la pluie érodant la roche
Ton absence agresse mon coeur
Vivement le soleil annonciateur
De l'instant où nous serons proche
Ton retour signifiant avec ardeur
Une explosion incessante de couleur

Le martèlement de nos deux âmes unies
Aux portes du paradis
Réclamants l'ouverture de celles-ci
Pour s'y construire un nid

Les anges se demanderaient alors
Qui étaient ces deux êtres d'or
Serrant leurs mains si fort
Dont nul ne pourrait briser l'essor

Les dieux laisseraient leurs trônes
Aux deux cœurs qui s'étonnent
D'un sourire radieux
De voir leur résidence établit en ce lieu

Puis, lassés de tout contrôler
Nous redescendrions dans la société
Mettre notre amour au défi
Des autres et de leur jalousie

Mais visant aussi à faire ouvrir les yeux
L’amour est aussi possible ailleurs qu’aux cieux
Il suffit de nous regarder nous enlacer
Dans une étreinte de douceur, de passion et de félicité

Les nuages et les harpes d’or ne sont que décor
Le véritable amour réside en nos corps
Plus précisément dans nos cerveaux et nos cœurs
Mais pour cela, il ne faut écouter que son âme sœur

Elodie
La quintessence de ma vie
La genèse d'un couple bien heureux
Ce poème est la mélodie du cœur amoureux


 

Tags :

Ajouté le 01:47 à 8/7/2008
Commentaires (2) - Poster un commentaire | Envoyer à un ami

Paroles de chansons.

 


     Même avertissement que pour les "poèmes".

 

 

 I Die Of False Hope


Venu au monde en pleurs
Je vis au rythme de mes peurs
J'ai appris les manières civilisées
Ce serait bien si tout le monde les respectait

J'ai grandi et mûri
On m'a reproché tant de choses
J'ai toujours cru en ma cause
Suivi mon instinct et mes envies

Je construis mon avenir
Pas facile face aux rires
Sois les yeux de mon coeur
Vois ce que sont mes petits malheurs

Je marche droit devant sans m'arrêter
Il y a beaucoup d'obstacles inattendus
Mes convictions et émotions les font imploser
Plus rien ne m'arrête dans ce monde perdu

I die false hopes
Hopes now illusions
I smile all the time
I lie on my moral status
I'm dead before being born
Follow the music

Les gens sont fous
Je me réfugie dans un trou
Leurs religions m'exaspèrent
A croire qu'ils n'ont plus les pieds sur terre

Je cherche l'amour avec un espoir animé
Je pense l'avoir trouvé
Je me suis trompé
Les larmes vont couler

J'ai le coeur vide...
De mes joues humides
L'arme de tristesse s'enivre
Déstabilisant mon envie de vivre

Souffrances revigorantes
Nouvel espoir de renaissance
Une personne attirante
Je reprends confiance

I die false hopes
Hopes now illusions
I smile all the time
I lie on my moral status
I'm dead before being born
Follow the music

J'incarne pourtant la fidélité
La passion, la dévotion et l'humilité
Mais elle est partie
Sûrement n'étais-je pas son paradis

L'amour me ronge et me détruit par son absence
Ma détresse et ma solitude s'évacuent en silence
Je me complais dans ma solitude désabusée
Je ne peux compter sur une divinité

Dans mes rêves un ange est apparu
Ses yeux couleur de jade m'ont vu
Une longue chevelure noire s'est approchée
J'ai su qu'elle était ma destinée
Je me suis ensuite réveillé
Les larmes ont une fois encore afflué

I die false hopes
Hopes now illusions
I smile all the time
I lie on my moral status
I'm dead before being born
Follow the music

J'ai mes quelques rares amis
Ils m'aident dans cette misérable vie
Ils sont peu nombreux
Mais j'en suis limite amoureux

Les sentiments sont similaires à l'amour
Mais contrairement à l'autre, celui-ci est pour toujours
C'est bon de ne plus se sentir si seul
Voir autre chose qu'une vie linceul

Je vois les autres autour de moi
Ils se jugent et se prennent pour des rois
Pendant ce temps je me pose des tas de questions
Ai-je raison, ont-ils raison, quelle est la bonne affirmation

Le regard des autres me fait penser à une fronde
Je ne vois pas comme le reste du monde
Voyez ce que je vois et ressentez ce que je ressens
Vous saurez pourquoi j'ai l'air si absent

I die false hopes
Hopes now illusions
I smile all the time
I lie on my moral status
I'm dead before being born
Follow the music

Je cache mes sentiments et émotions
Je souris et vous ne vous doutez pas de mes intentions
Enfouies dans mes entrailles elles attendent l'heure
Bientôt la musique restera mon seul bonheur

La chaleur d'une femme me manque sur ce sol impur
Je commence à comprendre ce que veux dire souffrir
L'apprentissage de la vie se fait par les coups durs
Je ne baisserai pas les bras, je continuerai à subir

Les mots je t'aime ne signifient plus rien
Ils ont été banalisés par des vauriens
Les preuves d'amour restent les seuls sentiments
Un jour j'aurai l'occasion de le prouver réellement

Le monde ne changera plus
On dit qu'il évolue suivant le vécu
Régression de l'humanité et augmentation de la cruauté
C'est tout ce que je vois, pieds et mains liés

I die false hopes
Hopes now illusions
I smile all the time
I lie on my moral status
I'm dead before being born
Follow the music

Mes espoirs n'étaient qu'illusions
Il ne m'est plus possible d'expliquer mes actions
Tout n'est qu'un enchaînement face à des situations
Personne ne veut entendre mes explications

Une armure de glace recouvre mon âme
Les critiques et regards des autres s'y brisent sans concession
Mon coeur brisé les blâme
Seule une femme réussira à faire fondre ma protection
Libérant mon esprit, m'ôtant le fardeau des humiliations
Les dérisoires banalités de la vie balayées sans ponctions.

Au printemps de la vie
Je me prépare un été adouci
Viendra l'automne où tout ne sera qu'habitude continuelle
Pour le moment je survis en attendant mon éternelle.





Human Demarquation


Les guerres de vécus amènent
Les consciences au dilemne
Manque de maturité et d'intelligence
Ils abandonnent sous influences

Des automates foulent la terre
Les esprits corrompus par la modosphère
L'indifférence est la voisine
D'une conscience intelligente en ruine

Le point de ralliement des esprits
L'unique centre d'un monde si grossi
Une agression dans la rue n'est que banalité
Un homme a su se démarquer

Fin de soirée, une ruelle à l'écart
Simple veine latérale d'un boulevard
Une jeune fille au lourd passé, en mal d'affection
Des jeunes déséquilibrés, une tentation

La proie est faible, elle sera docile
L'attaque se produit dans la ruelle tranquille
Le viol, l'humiliation, voilà ce qu'elle va subir
Elle va aimer, c'est ce qu'ils aiment dire

Le point de ralliement des esprits
L'unique centre d'un monde si grossi
Une agression dans la rue n'est que banalité
Un homme a su se démarquer

L'homme mystérieux arrive à temps pour éviter le pire
Le combat est violent, le sang va jaillir
Les agresseurs prennent la fuite face à ce fou
Laissant la jeune fille inerte, affalée sur le sol de boue

Leurs regards se croisent sous la lueur lunaire
Foudroiement des deux cœurs amers
L'homme tombe sous le charme de la détresse féminine
Il lui tend la main, le regard magnanime

L'instant de ralliement des deux esprits
Leur unique centre dans ce monde de mépris
Cette agression dans la rue n'était plus une banalité
Un seul homme a su prouver

Elle se relève, son corset encore moucheté de terre
Se colle à lui, telle une rescapée de l’enfer
Son cauchemar se transformant en rêve
L'émeraude chatoyante demande la trêve

Le vert de ses yeux faisant couler la rosée de jade
L'étreinte muette s'engage, les lèvres se touchent, c'est l'escalade
L'idylle masculine de cette âme torturée
Elle se découvre un avenir
Oublie ses noirs souvenirs
C'est du passé...

 

 

Under The Appareances

Née dans une famille où personne ne l'avait attendue
Elle comprit rapidement qu'elle n'était pas la bienvenue
Ne recevant aucune affection de la part de ses parents
Fille unique surgie dans une famille en plein déchirement

Les coups portés sur elle étaient devenus quotidiens
Des agressions physiques et verbales assénées sans fin
Irrespect envers ses passions et sa personnalité
Les personnes qui l'entouraient l'exaspéraient

Souillée alors qu'elle n'était encore qu'à l'âge de l'innocence
Elle affichait un sourire en toute circonstance
Les regards ne se doutaient de rien en la voyant si belle
Rien ne laissait imaginer le mal-être immense en elle

Un visage angélique et une si charmante voix
Une démarche innée de femme de roi
Seul son regard laissait présager sa détresse
Si fuyant et assombri par des années de tristesse

L'avenir ne l'avait pas gâtée plus que son enfance
Chaque nuit était pour elle une éphémère délivrance
Le fait de ne pas recevoir d'amour et de ne pas pouvoir en donner
A agi en elle comme un amplificateur de bonté

Offrant ses services aux personnes dans le besoin
Elle se sentait utile en apportant ces soins
Elle est la seule à se comprendre dans les recoins de son enfance
Elle se trompait lourdement en pensant recevoir de la reconnaissance

Souillée alors qu'elle n'était encore qu'à l'âge de l'innocence
Elle affichait un sourire en toutes circonstances
Les regards ne se doutaient de rien en la voyant si belle
Rien ne laissait imaginer le mal-être immense en elle

Progressivement ses traits ne mentaient plus
L'assombrissement intérieur gangrena l'extérieur sans retenu
La déception, la haine et la trahison étaient ses tourments
Elle ne pouvait rester sous cette apparence indéfiniment

Lasse de mener cette vie qui n'allait pas de bon train
Elle en avait assez de survivre sur ce refrain
Cacher et ne pas divulguer ses pensées
Souffrir et subir en un silence apeuré

Un seul homme l'avait comprise
Un seul homme avait trouvé en elle sa promise
Il n'osait lui avouer
Il connaissait son passé

Cette nuit elle écrit une lettre d'adieu pour ses rares amis
Cette nuit elle a décidé de mettre un terme à sa vie
Demain il apprendra la nouvelle
Demain il voudra rejoindre sa belle


Souillée alors qu'elle n'était encore qu'à l'âge de l'innocence
Elle affichait un sourire en toutes circonstances
Les regards ne se doutaient de rien en la voyant si belle
Rien ne laissait imaginer le mal-être immense en elle

Il l'aimait, elle ne le voyait pas
Il est trop tard, c'est son trépas
Son amour décédé
Il ne pouvait cesser de se la rappeler

La sueur perlait sur son front devenu tremblant
Lorsque la lame ouvrit ses veines profondément
La saveur du sang suintant sous sa langue ivre
Il voulait goûter ce qui le faisait vivre

La pâleur gagnait son corps
Bientôt il s'en irait au royaume des morts
Là où l'attendait celle qu'il aimait
Les règles du jeu sont amenées à être modifiées

Elle survivait rejetée et humiliée
Il rêvait d'une vie avec sa dulcinée
Elle s'en est allée sans savoir qu'il était là
Il la rejoindra dans l'au delà...

 

 

Religious

Existantes depuis l'avènement de l'air humain
Inventions de pardon en faveur de l'ego malsain
Geôlières de la raison et de la liberté
Mensonges et manipulations de la part du clergé

Plusieurs religions parmi les civilisations
Des interdictions et obligations sous visions
Promesses de rédemptions ou d'incinérations frénétiques
Soit disant prêcheurs de la pureté déictique

Sacrifices, tueries, guerres, disgrâce, dégénérescence névralgique
Croyances erronées, mysticisme de l'âme, lésions ascétiques
Incommensurables illusions de bienveillance inculquées dès la naissance
Glas du libre arbitre et de la véritable prise en compte d'existence

Gangrenant tous les esprits mort-nés
Alcôves supra névrotiques d'une perception cutanée
Paralysant l'esprit humain et les liens qui unissent
Choc d'incertitudes et les ténèbres envahissent

Le monde devient l'enfer décrit dans les livres des religieuses
Suivre les règles dictées par la divinité dédaigneuse
Obsession corporelle destructrice aliénée
Champs de morosités, offrande à l'autel de l'atrophié

Sacrifices, tueries, guerres, disgrâce, dégénérescence névralgique
Croyances erronées, mysticisme de l'âme, lésions ascétiques
Incommensurables illusions de bienveillance inculquées dès la naissance
Glas du libre arbitre et de la véritable prise en compte d'existence

Toutes vérités est un blasphème pour les croyants
Leur dire que ce en quoi ils ont foi aveuglément
Est un mensonge perpétuel de contrôle de la foule
Est aussi inutile et futile qu'une ancre dans la houle

Immolant les blasphémateurs de leur idéologie furieuse
Promettant mille tourments et l'arrivée de la grande Faucheuse
A quiconque ne reconnaît pas l'existence divine
Qui n'est qu'une soumission de l'âme maligne

Sacrifices, tueries, guerres, disgrâce, dégénérescence névralgique
Croyances erronées, mysticisme de l'âme, lésions ascétiques
Incommensurables illusions de bienveillance inculquées dès la naissance
Glas du libre arbitre et de la véritable prise en compte d'existence

Combustion bénéfique des sept péchés capitaux
Ils aident à avancer et survivre, ce ne sont pas des fléaux
Drogues des esprits faibles et soumis
Hommes trop croyants frappant sur leurs femmes meurtries

Les religions ne servent que lorsque tous les espoirs sont occis
Hystérie collective sous influences d'ancestrales prophéties
Profonde stupidité désabusée et naïve de croire en une divinité
Sombre conséquence de la bêtise humaine encore une fois prouvée

 

 

 

Pornboys

Que sont devenus les mâles ancestraux
Autrefois des gentlemen sentimentaux
Désormais éduqués à coup de violence pornographique
Rares sont les survivants de cette époque romantique
Prolifération de cette éducation immorale au berceau
Aujourd'hui ce sont des obsédés viscéraux

PPPPOOORRRNNNBBBOOOYYYYSSSSS
JE VOUS HAIS À EN CREVER
DIRE QUE LES FILLES SONT À VOS PIEDS
VOUS VOUS PRENEZ POUR DES  DIVINITES
IMMONDES POURRITURES VOUS MERITEZ SENTENCE
DE VOTRE JOUG DE SOUFFRANCES
ELLES SONT EN INSTANCE DE DELIVRANCE

FUCK, c'est tout ce qu'ils veulent en somme
BITCH, c'est comme ça qu'ils vous surnomment
Les mentalités n'évoluent pas dans le bon sens
Tout n'est que sexe, profit et intolérance
Les temps changent, on banni les anges
Les plus forts règnent en maîtres sur le non mélange
Dans l'ombre ils sont tapis, les hommes bons
Reclus dans leur esprit, subissent les affronts

PPPPOOORRRNNNBBBOOOYYYYSSSSS
JE VOUS HAIS À EN CREVER
DIRE QUE LES FILLES SONT À VOS PIEDS
VOUS VOUS PRENEZ POUR DES  DIVINITES
IMMONDES POURRITURES VOUS MERITEZ SENTENCE
DE VOTRE JOUG DE SOUFFRANCES
ELLES SONT EN INSTANCE DE DELIVRANCE

Plus de sentiments, que des baiseurs ignorants
Immoraux chasseurs de filles faciles
Des Pêcheurs dans un océan
Des proies au bout du fil
Trop tard pour leur faire entendre raison
Le glas des pornboys sonne à l'horizon
Place aux sentiments sous violon
Place au véritable amour sans concession

PPPPOOORRRNNNBBBOOOYYYYSSSSS
JE VOUS HAIS À EN CREVER
DIRE QUE LES FILLES SONT À VOS PIEDS
VOUS VOUS PRENEZ POUR DES  DIVINITES
IMMONDES POURRITURES VOUS MERITEZ SENTENCE
DE VOTRE JOUG DE SOUFFRANCES
ELLES SONT EN INSTANCE DE DELIVRANCE

Viols et stériles reproductions en constante augmentation
Carnage d'âme sous soumission
Dissolution de la pureté, ôtée avec brutalité...
Dévorer les faibles est pour vous une évidence
Succombez aux coups salvateurs
Subissez de vos victimes leurs actes vengeurs
L'enfer est votre nouvelle résidence.

 

 

 

Ocean of Blood

La bannière du carnage est dressée
La guerre des peuples ne va pas tarder
Trop longtemps nous avons laissé passer
Trop longtemps nous avons gardé la tête baissée

Mes frères de morale et d'esprit
Il est temps de se révolter tous unis
L'oppresseur ne doit plus pouvoir nuire
Nous chargerons avec courage, ils devront fuir

C'est en marchant l'arme à la main sans retenir notre rancœur  
Libérant la haine et la vengeance retenues en nos cœurs
Nous sommes moins nombreux que l'ennemi
Mais nos convictions sont plus fortes que lui

La rage surgissant des entrailles
L'heure est venue de livrer bataille
Pas de pitié, taillez leur chair, broyez leurs os
Laissez vous dominer par vos instincts viscéraux

Il n'y a plus de lois ni d'état
Juste une vengeance méritée mise à plat
L'heure n'est plus au pardon
Aujourd'hui et ensemble nous vaincrons

Les cors de guerre digitaux raisonnent au volume maximum
Adieu à vous qui ne respectez rien, qui n'êtes que des sous hommes
Brandissons le drapeau noir et les lances de granit
Anéantissons toute forme de violence gratuite

Plus d'agressions dans les cours d'école
Sus à l'ennemi et ses insensées paroles
Leur joug est sur le point de prendre fin
Ils ont trop humilié, bafoué, agressé, l'air de rien

La rage surgissant des entrailles
L'heure est venue de livrer bataille
Pas de pitié, taillez leur chair, broyez leurs os
Laissez vous dominer par vos instincts viscéraux

Comme une habitude de vie
Pourrissant celle d'autrui
Le refrain se mettra en marche tôt ou tard
Les factions s'entrechoqueront dans le brouillard


 

 

I Live In World So Cold

Le monde est une terre peuplée par des cœurs gelés
On se plait à croire que la couleur est présentée
Naguère les esprits étaient moins pointus
Mais ils n'étaient pas aussi obtus...

Chacun est libre de croire ce qu'il veut
Tant que cela n'influe pas sur la vie d'autrui
Toutes les roses symboliques fanent peu à peu
Laissant l'encéphale surchargé de doutes et de polyphagie

La vie est faite de couleurs d'antan
Assemblées, elles se confondent et forme le blanc
C'est ce que dit un dicton du soir
L'assemblage crée plus souvent du noir

Des larmes, de la tristesse, des questions plein la tête
Pensées noires, manque de tendresse, implosion muette
Bouletisme de mélancolie
Nuits blanches, aucun répit

Appréhension et anxiété sont au programme de l'individu
Trop prévoyant, lassitude, envie d'inattendu
Sentiments ressentis en avance
Idéalisation précoce d'une transe

Lorsque l'on a ce que l'on voulait depuis si longtemps
Il est difficile de réaliser et de profiter, il faut du temps
On sait, on réfléchit trop, l'idéal est là, il est enfoui
L'inconscient, le subconscient et le conscient se contredisent dans l'esprit

On devient dubitatif quant à nos sentiments généraux
Capharnaüm cérébral, mélange morbide de maux
On nous dit que c'est normal, qu'il ne faut pas s'arrêter à cela
Des pensées indéfinies assombrissent le moral, le temps les effacera

Des larmes, de la tristesse, des questions plein la tête
Pensées noires, manque de tendresse, implosion muette
Bouletisme de mélancolie
Nuits blanches, aucun répit

On ne sait pas combien de temps cet état durera
C'est comme marcher vers une destination inconnue
On ne veut pas que ça se termine pour ça
Mais il est difficile d'afficher un sourire jovial en continu

L'impression de jouer une comédie, de mentir
Un besoin d'endorphine et d'envie de sourire
La peur de perdre ses valeurs
A cause de cet état de mauvaise humeur

Tous les malheurs d'une vie dans un regard
Je veux ressentir ce que j'ai éprouvé le premier soir



 

Copier-Coller

Originalité, un mot qui commence à disparaître
Regardez, tous le même look, tous les mêmes guêtres
Tu leur fais remarquer ils t'envoient paître
C'est de pire en pire
Mais il vaut mieux en rire
Vu la tête qu'ils nous tirent

Le monde est marrant
Il suffit de regarder les gens
Si tu veux être différent
Il faut être indifférent aux regards blessants

Tous esclaves des modes et de la télé
Des débris d'enfants civilisés
Aucune originalité que des banalités
Monde copié collé...

Sors dehors avec des fringues pas communes
Ils vont te prendre pour un ahuri des dunes
Est-ce si dur d'être respectueux des goûts de chacun?
A croire que oui vu les réactions de certains

Demander le respect pour soi mais ne pas en accorder à autrui    
Est quelque chose que je n'accepte pas dans ce monde d'inepties
Hypocrite, faux et manipulateur
Le monde actuel me fait vivre dans la peur

Tous esclaves des modes et de la télé
Des débris d'enfants civilisés
Aucune originalité que des banalités
Monde copié collé...

Encore ce serait ton nom inscrit sur ton manteau
Mais non, tu t’appelles Nike ou Umbro
Ou encore Bullrot et Royal Wear
Tes idées sont faites pour te faire souffrir

Un gars marqué, friqué et orgueilleux qui ne vit que son petit quotidien
A côté d’un crève la faim crasseux qui crée ces vêtements pour un rien
L’égalité est représentée mesdames et messieurs
L’un se fout de l’autre, il est modeux

Tous esclaves des modes et de la télé
Des débris d'enfants civilisés
Aucune originalité que des banalités
Monde copié collé...

Obligé d’être comme les autres pour être accepté
C’est une condition en plus d’écouter de la musique sans intérêt
Paroles vides de sens, haineuses et irréfléchies
Messages stupides et idées infondées supprimant l’esprit

La différence est rejetée, tout comme l’intelligence et la raison
La haine est protégée, les coups portés sans hésitation
Apprenez à vivre en société et à respecter
Ne le faites pas et être inutile sera votre destinée

 

 

 

 

 

Harmful Drugs

Partout des vendeurs sans remords
Partout des acheteurs se dirigeant vers la mort
Alcool, crack, shit, fix, héroïne, cocaïne, beuh, ecstasy
Ganja, Tabac, cachets, herbe, weed, destruction de la vie

Qu'ils se détruisent lentement
Mais qu'ils n'incitent pas nos enfants
Ils sont libres de choisir leur mort
Libre de ne pas subir le même sort

Infections sociales en développement, amorphes planants
Injections létales à retardement, génocide flagrant
Lésions cérébrales, morales, physiques...
Dislocation de la personnalité psychique

Corps désarticulés et membres incontrôlés
Actions insensées ou réactions inappropriées
Une autre personne surgit des tréfonds de la drogue
Quelqu’un de dangereux et d’incontrôlable en vogue

Le prix pour mourir lentement est exorbitant
ça n'a pas l'air de les effrayer pour autant
Accident d'alcool anéantissant les familles
Moral broyé par la tôle sur les grilles

Les proches de la victime le voient bien
Elle répondra que ce n'est rien
La spirale infernale prend forme au premier jour
L'entraînant dans des abysses sans retour

La corde au cou, le visage cagoulé, les pieds pendants
Voilà l’image qui me vient en tête
Lorsque l’on me parle de ces drogues nocives de trafiquants
Éthanol corrosif brûlant l’intérieur de l’être

Corps désarticulés et membres incontrôlés
Actions insensées ou réactions inappropriées
Une autre personne surgit des tréfonds de la drogue
Quelqu’un de dangereux et d’incontrôlable en vogue

Il est si facile de se laisser tenter
De commencer et ne plus s’arrêter
Un pari entre amis, petite rigolade
Qui vous pourrira la vie, jusqu’à la dégringolade

Trop de pression à cause de ces modes sociales
Où être idiot nous fait devenir génial
Attirer le sexe opposé égale être défoncé et cætera
Pauvre victime influencée, la vie ce n’est pas ça…

Elle ne s'en sortira pas seule
L'aide doit être apportée et les substances éloignées
Si ce n’est pas le cas la mort tissera son linceul
Aidée, elle pourra renaître en quelques années

 

 

 

 

Avenir, ne pas fuir

Je ne suis pas ce que vous croyez voir
Mon apparence extérieure ne reflète pas tout ce que je suis à l'intérieur
Mon mental vous dépasse, vous ne pouvez me cerner en un soir
Mon regard vous transperce et vous donne des frayeurs

Je vois à travers vous et étudie ce que vous ne voyez pas
Je me saisis des dieux et leurs histoires pour briser leurs mensonges d'existence
L'avenir a un visage, le mien. Je demande le silence
Ne vous opposez pas à ma personnalité forgée à froid

Je vous détruirai par les mots et les vérités inavouables
J'effleure les mouvements, je n'ai pas de description précise.
J'adhère à ce qui me semble rationnel ou envisageable
Je crée les fondations d'une nouvelle ère sans crise

Testez mes capacités, mon raisonnement et ma logique
Riez de moi et de mes fantaisies idéologiques
Osez me regarder dans les yeux et dire que vous me surpassez
Posez vos casquettes, vos fringues de marque et vos chaînes dorées

Vous ne pouvez me briser pour l'heure
Je n'ai pas encore trouvé de double pour me comprendre et percevoir le monde comme je le perçois
Si je vais trop loin, raisonnez moi, il faudra me convaincre de manière dialectique et sans foi
Le monde court à sa perte, hypocrite, manipulateur et menteur
Laissez moi changer cela et le remettre en ordre pour l'humanité
Je n'écouterai que l'opposition prônant des arguments concrets

Il n'y aura plus qu'une seule guerre, celle précédant mon ascension suprême
L'ignorance insolente et ouverte n'est que stupidité malheureusement réelle
Vos prières ne sont que des appels à vous même
Vous jugez sans connaître et sans expérience personnelle

Les médias vous manipulent, ils vous font croire ce qu'ils veulent
L'osmose et la perfection n'existent pas, il n'y a que de l'approximation
Et vous serez chanceux si ce n'est pas de la manipulation
Je pointe treize fois du doigt les religions qui s'amoncellent

Testez mes capacités, mon raisonnement et ma logique
Riez de moi et de mes fantaisies idéologiques
Osez me regarder dans les yeux et dire que vous me surpassez
Posez vos casquettes, vos fringues de marque et vos chaînes dorées

Je glorifie l'amour et la passion
Condamne l'irrespect et la trahison
Je vis aux cotés d'un bel ange dont je suis amoureux sans limite
Tentez de vous en prendre à elle ou à mes amis, vous trépasserez tout de suite

Je n’écoute pas la même musique que vous
D’après vous, c’est une musique de barbares criant comme des fous
Cela fait de moi un exilé à abattre au plus vite
Lisez à travers ces mots, découvrez mon message implicite…

 

 

 

 

 

Récompense divine

La rose blanche perle de son innocence le crâne blanc sans chair
La lune lèche de ses rayons pâles la stèle honorifique miroitante
Tandis que la veuve épleurée ne cesse de larmoyer sur la pierre
La dépouille sous terre, sous vers, sans air, navrante

Au service de psaumes, de lois, du divin aveuglement
La résultante d'une foi effondrée, infondée, irréelle, infinie
Les promesses non tenues, une vie sacrifiée au nom du néant
Génuflexions du défunt aux désormais absentes portes du paradis

Le corps, l'esprit, l'âme, ce n'est plus qu'une volute de poussière
Seul reste la femme et les enfants, privés de leur guide flétrit
L'amour décédé, laissant le vide former une enveloppe de mépris
Trahis par les écrits et les douces paroles susurrés en prières

Rien de tout cela n'aurait dût arriver, même à l'usure
Le porteur de lumière n'éclaire pas le futur
Pourquoi nous avoir fait croire à cette duperie?
Je ne veux plus soutenir ces mensonges, ces inepties

Il vivait en défendant cette cause, voilà sa récompense
Enfants du savoir, sonnez le glas, préparez les sentences
Ce châtiment n'était pas le sien, était-ce une erreur fortuite?
Il ne devait pas mourir en servant cette cause dites bénite

La rédemption, il ne la pas eut
Nous avons cru aux mots auxquels il vouait son culte aveuglément
Nous avons été bernés, ce n'était pas prévu
Il n'est plus là pour s'en rendre compte, sinistre dénouement

Ma progéniture apportera la raison
Cela ne doit pas continuer, il n'en est pas question
Je fonde l'armée des ombres damnées
Pour que l'amour règne, et non le cloué

Le crucifié disait de bonnes choses, vous les avez modifiées à votre guise
Votre dessein ne suit pas le sien, désormais il ne vaut plus rien
Oubliez ! Brûlez les bibles et les écrits des croyants amplis de vantardise
Vous l'aviez envoyé tuer ceux qui ne voulaient croire en vos saints
Refusant d'obtempérer à ce qu'il croyait faux, inefficace
Pourquoi brûler ceux qui ne voulaient être soumis?
Son assassinat orchestré par votre paroisse
La lame dans la gorge, le sang qui jaillit

Aujourd'hui, la vengeance est enclenchée
L'amour que je lui porte mute en haine meurtrière envers eux
Ceux qui prônent le nom de la croix ne verront grâce à mes yeux
Fuyez et raisonnez-vous ou croyez et périssez

Le bien ou le mal, peu importe votre point de vue
Sa vie servait le bien, le bien lui a ôté sa vitalité
Le mal le vengera, puisque maintenant je ne crois plus
Je suis le blasphème, je suis la vérité
Je suis la compréhension, je suis le vécu
Je suis la clé libérant l'humanité enchaînée
Brûlez moi si cela vous aide à ôter le soit disant démon
Mais rien n'arrêtera le secret que j'ai découvert à mes dépends, sans l'intention
Vos paroles gangrenant les esprits, les attirants dans une vie de soumission
La divulgation de votre manipulation, la fin de vos sournoises actions

Voici la fin de cette ère
Je me déclare la mère
Souveraine de la rébellion
Le nouveau monde, le bon

Tags :

Ajouté le 02:02 à 8/7/2008
Commentaires (1) - Poster un commentaire | Envoyer à un ami

Akroma

 


      Il se trouve que j'écris également un "...Comment ils décrivent ça déjà? Ah ouais, un roman... Je préfère dire "histoire"." Les chapitres sont en constante modifications/corrections/ajouts. Mais ce ne sera sûrement pas mis à jour. Le chapitre 5 est en cours d'écriture, mais à peine commencé. J'ai beaucoup d'idées qui germent, mais pas la motivation pour les traduire par les mots pour le moment. Futur fans (joke), il vous faudra donc patienter :). La chronologie des événements est disponible via mon msn, sur un petit fichier .txt . Le chapitre 6 a son titre, son lieu et ses actions mais n'est pas encore commencé. Il est possible qu'il y ai des fautes d'orthographe (comme sur les "poèmes" et les paroles, vous pouvez toujours me le dire via un commentaire :). Chaque chapitre existe sous forme .wps et .RTF, il suffit de me les demander par msn. Ils sont bien sûr séparés les uns des autres. Désolé pour la mise en forme du texte, mais l'étroitesse (ça se dit?) du blog ne me permet pas de faire quelque chose d'agréable à lire. Je vous invite donc à me les demander en fichier .RTF :).

 

Gna gna, même avertissement que "poèmes" et les paroles.

 

 


Résumé

 

    Akroma est une jeune fille solitaire, n'ayant qu'une seule amie, mais un lien très fort les unit toutes les deux. Elle vit seule avec sa mère à Undura, un petit hameau au sud d'un village commerçant. Elle est apprentie forgeronne, mais sa vie est morne et monotone, il ne s'y passe rien. Sa mère parle peu, mais Désès, sa meilleure amie est toujours là pour la faire rire, la consoler ou encore tellement de choses que ferait pour vous une personne si attachante et si gentille... Malheureusement pour Akroma, elle est unique et sa vie n'est pas destinée à être ennuyeuse et solitaire très longtemps. Plusieurs événements vont survenir en même temps, et sa vie en sera changée à jamais...




Introduction : Le commencement.

    Cette histoire commence quelque part dans un monde où la magie est omniprésente, sous diverses formes. Les races différentes sont nombreuses et personne ne peut toutes les énumérer. Ce soir-là, une masse imposante d’êtres humains entièrement vêtus de noir et cagoulés étaient présents dans une grande étendue d’herbe jaune et cassante d’été. Le soleil se couchait à l’horizon et on sentait l’excitation se propager parmi la foule. Le crépuscule arrivait doucement, bientôt ce qu’ils attendaient tous se produirait.

Un petit homme courut rapidement en direction de celui qui semblait être leur chef.

-Régelus ! Tout le monde est prêt, nous pouvons commencer !
-Bien, rassemble-les. Ordonna-t-il.

    L’homme fit passer le mot et tout le monde se rassembla autour du dénommé Régelus, qui prit la parole.

- Si nous sommes rassemblés ici ce soir, vous le savez tous, c’est pour mettre en commun nos pouvoirs et enfin ouvrir un portail digne de ce nom, nous apportant richesse et domination sur ce monde !

    Ses paroles furent accueillies avec beaucoup d’enthousiasme. La foule était hystérique!

-Il est bien évident qu’à nous tous, nous allons créer le plus grand de tous les portails jamais ouverts ! Rien ne pourra nous arrêter et nous pourrons jouir des richesses que nous allons acquérir par ce voyage. Tout en gouvernant par la suite cet insignifiant monde, ajouta t-il avec un sourire.

-Quand commençons nous ? Demanda un des démonistes au premier rang.
-Que diriez-vous de … maintenant ?

    Levant les bras en direction du ciel, il ramena violemment ses mains l’une contre l’autre en face de son visage crispé de concentration. Un pentagramme très volumineux aux lignes noires se dessina sur le sol, brûlant les herbes déjà très sèches, d’un feu d’origine inconnue…

-Allez, joignez vos pouvoirs aux miens, gémit-il.
-C…Comment faire ?!
-Placez-vous dans le cercle et sentez mon pouvoir, à ce moment concentrez-vous sur ce dernier et ne lâchez pas prise !

    Plusieurs démonistes s’avancèrent en même temps d’un pas assuré dans le pentagramme grandissant. Les autres se joignirent lentement à leur tour, le pentagramme ne cessait de croître. Une aura violette rougeoyante illumina la zone au fur et à mesure que le pentagramme sur le sol grandissait et où les démonistes associaient leurs pouvoirs à celui de Régelus. L’air se fit plus dense et compact, une gigantesque faille violacée, aux contours indistincts très  noirs apparut peu à peu sur le sol, puis se fit verticale. Rien d’imprévu ne se passait. Toute la foule, malgré l’épuisement, se mit à crier de joie, jusqu’à ce que…

-Qu’est-ce que?!… chuchota à lui-même l’un des démonistes les plus proches de la faille.

    Une gigantesque créature de forme humanoïde sortit du portail qui reliait les deux mondes… Elle avait quatre bras et chacun portait une lourde et volumineuse hache à double tranchants entourée d‘une aura verdâtre. Sa peau était orange foncé, ses yeux, rouges et effrayants, terrorisèrent l’ensemble de la population rassemblée sur la zone, mais moins que sa dentition… De monstrueuses canines acérées ornementaient la mâchoire de la bête.     Elle se tenait là, immobile, à regarder les petites créatures devant elle…

-C’est quoi cette horreur, dit un démoniste, on veut de l’or, pas cette immonde amas de chair et de ferrailles… Tuons-la !

    Des sorts d’ombre déchirèrent la nuit, explosant sur la créature à l’aspect si repoussant. Cela ne semblait pas l’avoir ne serait-ce qu’égratignée.

-Refek norestef olyj.

    Elle chargea, semant le chaos parmi la foule, ses coups de hache dévastateurs multiples massacrant tout corps ayant la malchance de se retrouver sur son passage. Les démonistes encore en vie tentèrent de résister à la créature mais ils étaient impuissants face à elle. D’autres immondices diaboliques sortirent à leur tour du portail encore ouvert et continuèrent de décimer les démonistes fuyant la zone de combat. Certains réussirent néanmoins à s’enfuir dans la forêt. Il ne resta que Régelus… Entouré de centaines de démons divers, il rampait de peur en direction de ce qui semblait être le chef des créatures, la plus grande de toute. Les autres démons ne bougeaient pas…

-Êtes-vous le chef? Demanda-t-il à la plus imposante des entités présentes.
-Noves felk, les créatures s’esclaffèrent bruyamment.

    Se rendant compte que le langage humain lui était inutile, il décida de faire comprendre ses idées par le dessin. Sachant qu’il devrait faire une offre que l’on ne peut refuser pour survivre, il ne voyait qu’une seule solution viable et profitable pour lui : fusionner avec le démon ! Il s’accroupit et dessina sur le sol des formes complexes destinées à faire comprendre la fusion, et le pointa du doigt ainsi que lui-même à plusieurs reprises, dans un mouvement de va et vient. La créature semblait comprendre et un filet de bave dégoulina de sa gueule béante. Le démoniste se releva en attendant un signe de la bête. Se disant que son offre était acceptée, il créa le cercle de rituel. Quelques minutes plus tard, les sbires du démon furent témoins de la fusion de l’homme et de leur chef. Leurs corps se mélangèrent, ainsi que leurs mémoires respectives et leurs savoirs. Cependant, ce fut l’esprit du démon qui prit le contrôle de ce qui était devenu une abomination : un corps reptilien, six épaisses pattes, quatre bras musculeux, la même tête que le démon d’origine mais avec une crête osseuse partant du haut du crâne jusqu’à la fin de la queue. L’assemblage final était assez étrange.

-Cet humain m’est bien utile, j’ai désormais son savoir, ses souvenirs, sa mémoire et ses pensées directes, mais il ne peut rien faire, c‘est jouissif! Sans compter toutes les informations de ce qu’il a vu durant sa vie et son langage…Nous ne faisons plus qu’un!  Rugit-il de sa voix rauque. Appelez-moi Régelus Nand!

-Maslev skeyp ley ! S’exclamèrent plusieurs démons.
-Oui, forcement, je vais devoir vous parler en démoniaque pour que vous me compreniez… Et il fit la traduction.

    Le portail se referma quelques temps après, mais suffisamment de démons étaient passés par la brèche pour prendre le contrôle de ce monde…Régelus savourait cette victoire facile.



Chapitre I : C'est l'heure

    Avachie contre un vieil if, une jeune fille d'une quinzaine d'années au visage angélique et aux cheveux couleur platine dormait paisiblement dans un paysage de rêve. Elle était vêtue d'une tenue en cuir de mauvaise qualité et de bottes de même matière. La température était agréable et une légère brise soufflait depuis le Sud, faisant virevolter les quelques feuilles que ce début d'automne avait fait tomber. Elle aimait cet endroit, elle venait souvent se reposer ici, quand elle n'avait pas de travail à la forge. Mais cette fois, elle n’était pas venue ici pour se détendre, mais pour pleurer. En effet, comme à leurs habitudes, les enfants du village avaient encore été odieux avec elle, la traitant de tous les noms et allant jusqu’à lui lancer des pierres au visage. La raison de leur violence était simple ; elle était différente. Une simple différence de goûts et d’idées avait fait que sa vie était devenue très difficile à vivre socialement. Certains la traitèrent même de sorcière, uniquement parce qu’un jour, ou plutôt une nuit, elle avait prévenu les autres de la mort prochaine d’un chasseur du village. L’homme était décédé quelques jours après, pendant qu’il traquait un sanglier. Son intention était de sauver l’homme, mais pour le village, elle avait prémédité un meurtre. Ce qui lui valut de la part de tous les enfants du village, sauf Désès qui lui restait fidèle et la croyait, des injures supplémentaires. Elle s’était quelque peu renfermée sur elle-même depuis, seule protection face à ce monde de violence et de non ouverture d’esprit. Néanmoins, elle parvenait à s’amuser avec sa meilleure amie, sa seule amie en vérité, vu que tous les autres l’avaient abandonnée et trahis après l’histoire du chasseur. Malheureusement, Désès travaillait à la ville et n’était pas au courant de ce qu’il s’était passé aujourd’hui. C’est donc seule, que la jeune fille était venue ici, loin des autres.

    Le visage ruisselant de sueur, la jeune Akroma se réveilla en sursaut, s'aidant du tronc de l'arbre sur lequel elle s'était assoupie, et se releva... Devant elle s'étendait une vaste plaine entourée de forêts verdoyantes, un ruisseau chaleureux dont la source se trouvait dans les montagnes à l'horizon, un petit lac bleu azur et de quelques rochers recouverts de mousse par-ci par-là. Cet environnement la rassura quelque peu. Se demandant combien de temps elle était restée à se lamenter ici, Akroma se hâta de prendre la direction d'Undura, son village natal. Repensant à son rêve qui l'avait réveillée brusquement, elle fit de son mieux pour garder son calme... Elle se mit à courir pour vérifier si tout cela pouvait être vrai... C’était comme pour le chasseur…

    Undura est un petit hameau en contrebas d'un village de commerçants, peu connu et peu peuplé. C'est ici que réside Akroma, en compagnie de sa mère. Cette dernière n'ayant jamais parlé de son passé, Akroma ne connaissait qu'une seule chose de son père : il était très beau mais s'était enfui peu avant sa naissance et personne n‘avait de nouvelles de lui.

    Akroma arriva à l'entrée du village et fut frappée de stupeur. Les maisons encore fumantes, le vieux moulin en feu, la forge en ruine, ses créations répandues sur le sol, brisées ou tordues... Des animaux morts, ensanglantés, gisaient sur le chemin... Pas un bruit ne laissait présager quoi que ce soit, seul le craquellement des poutres des habitations encore fumantes brisait le silence froid et pesant. Des larmes affluèrent sur les joues de la jeune fille... Elle mit ses mains sur son visage.

    « Ce rêve était donc une sorte de vision, et c’est la deuxième fois... Il est vrai que ce don est rare sur ce continent, mais il est bel et bien en moi... Moi, pauvre fille d'une paysanne abandonnée par son mari... Moi, Akroma, je dispose de ce don, que beaucoup convoitent pour leurs propres bénéfices ou encore envisager des guerres... »

    Le prix à payer pour en prendre conscience était terriblement élevé... Elle avait passé toute son enfance ici, avec sa seule amie, Déses et  sa mère. Maintenant, plus rien... Tout était détruit, sa maison, le village, peut-être même toutes les personnes qu'elle connaissait... Mais, il n'y avait aucun cadavre humain en ce lieu... L'odeur des animaux devenait insupportable...

    Akroma retint sa respiration, se dirigeant vers la forge, la mine abattue. Après tout, si elle voulait savoir ce qu'il s'était passé ici, elle ne devait pas partir les mains vides. Elle dénicha une vieille claymore dans les ruines de la forge, prit un poignard qu'elle cacha dans sa botte de cuir et s'attela à trouver des provisions. Elle se dirigea vers le village situé plus haut.

    Des fruits écrasés jonchaient la petite ruelle, les étals étaient sens dessus dessous, mais encore une fois, une odeur désagréable était présente... Que s'était-il donc passé ici?! Pas de cadavre humain, les bâtiments sérieusement endommagés, le village anéanti... Pourquoi?! Qui a pu faire ça? Quelles étaient ses raisons?! Ces questions, Akroma les sentait affluer dans sa tête, comme les déferlantes d’une mer agitée...

    « Il me faut de la nourriture si je veux entreprendre de retrouver Déses et maman... Mortes ou vives... Mais il faut que j'en aie le coeur net. »

    Malgré son visage résigné, son air renfrogné, ses traits demeuraient tristes et grave. La situation dans laquelle elle se trouvait lui faisait peur, elle était seule, sans aucune aide...
Toutes sensations de bonheur semblaient l'avoir quittée, son seul objectif était de savoir ce qu'il s'était passé ici et de retrouver les deux seules personnes qui comptaient à ses yeux.
Elle continua à marcher parmi les étals détruits, trouva un sac de voyage encore en bon état, et se mit à le remplir avec ce qu'elle pouvait trouver de comestible. L'odeur se faisait de plus en plus sentir, "çà" devait se rapprocher, elle n'était pas seule...

-Qui est là?! S’écria t'elle en se redressant d'un coup et laissant le sac ouvert par terre.

    Pas de réponse. Elle dégaina sa claymore.

-Je suis armée et je sais me battre ! Montrez-vous !

    Dans une des nombreuses autres petites ruelles reliées au chemin principal de commerce, se dessinait une ombre inquiétante. De la taille d'un homme de grande taille, assez mince, un être sombre enveloppé dans une cape déchirée en cuir, sortit de sa cachette.

-R.. Reculez, je... Je n'ai pas peur de vous! Mais son ton saccadé l’avait trahie.

    L'entité émit un gloussement, elle riait. Un grognement sourd fut le signal qu'Akroma redoutait. La créature sortit de sa cachette et chargea. Protégé par une armure en plaques usagées, l'inconnu faisait virevolter sa hache à deux mains tout en montrant des crocs de la taille de grands poignards.

« Ce n'est pas humain ! »

    Se rapprochant toujours, l'agresseur porta un coup vertical juste à l'endroit où Akroma se tenait avant, une roulade sur le coté lui évita le pire, mais elle avait lâché sa claymore...

-Ros veneft taousi norsark, dit-il dans un souffle.

    Voyant la hache meurtrière levée au dessus de sa tête, Akroma savait ce qui l'attendait ; une mort violente et sanglante, à moins qu'elle ne se défende... Prenant sur sa peur, faisant preuve d'un courage peu commun et d'une agilité surprenante, elle sortit sa dague de sa botte, vit une faille dans l'armure de la créature et transperça l'abdomen de la chose à plusieurs reprises. Lâchant sa hache derrière lui, tombant à genoux, l'inhumain était vaincu. Le sang noir giclait sur le visage de la jeune fille, mais elle continuait sans relâche. Des hurlements de douleur et de rage emplissaient la ruelle, priant pour qu'il n'y ait personne d'autre d'hostile qui aurait entendu ce vacarme, un dernier coup de dague sur la gorge mit un terme à l'agonie du tueur.

    Un bruissement de cape effleurant le sol l'interpella, il y avait encore quelqu'un d'autre, encore un assaillant? Elle n'avait plus peur de rien maintenant, une rage sans nom l'avait envahie, un désir de tuer, de venger la disparition des deux seules personnes qui l'aimaient.

    Un homme sortant d'une des ruelles se dirigeait vers elle, mais, était-ce vraiment un homme? Il en avait la taille et l'apparence mais il semblait émaner de lui une aura étrange, une sorte de halo de lumière. Il regarda la jeune fille et poussa un soupir.

-Qu'est-ce qu'il y a? Vous aussi vous voulez me tuer? Et bien venez, je vous attends ! Cracha la jeune fille.

    Il ouvrit de nouveau la bouche. Ce qui permit à Akroma d'apercevoir deux rangées de dents parfaitement symétriques étonnamment blanches...

-Que comptes-tu me faire avec ton poignard? Me tuer peut-être? Je ne te ferai pas de mal, tu n’as rien à craindre de moi.

    Sa voix était douce et apaisante, ses yeux étaient cachés derrière plusieurs mèches de cheveux couleur platine. Son visage restait cependant sombre, les cheveux tombant jusqu'aux épaules. Akroma ne savait que faire, l'inconnu ne semblait pas dangereux à première vue, mais que faisait-il là, au milieu d'un champ de ruine?

-Quel était ce monstre que j'ai tué? Qui êtes-vous? Que me voulez-vous? Que faites-vous ici?! Est-ce que vous savez ce qu'il se passe?!

    L'homme s'avança de quelques pas, Akroma pouvait désormais voir la couleur de ses yeux. Ils étaient d'une beauté éblouissante, un mélange de gris et de bleu électrique.

-Tu poses beaucoup de questions en même temps, t'en rends-tu compte? Ne t'inquiète pas, je suis de ton côté. A vrai dire, je suis ici pour t'aider, laisse moi répondre à tes questions et je t'expliquerais les raisons de ma présence en ces lieux.

    Akroma acquiesça d'un signe de la tête. L'homme passa devant elle, se positionnant de façon à lui tourner le dos. En regardant au loin, il commença son récit.

-Celui que tu as tué, avant que je n'arrive, était un de nos ennemis communs, il a dû rester en retrait des troupes pour continuer à piller j'en suis certain. Je t'en dirai plus dans quelques instants, maintenant, tu dois et as le droit de savoir qui je suis. Je me nomme Artorus Kelvaïd, fils du roi des Anges de lumière.  Je viens du sud, de Netherstorm pour être exact. Tu me vois sous ma forme secondaire, ma forme humaine. La forme avec laquelle j'ai conquis le coeur de ta mère, la forme sous laquelle j'ai fait en sorte de réaliser la prophétie...

    Akroma regardait le dos d'Artorus... Les yeux emplis de larmes, elle tomba genoux à terre.

-V...Vous êtes mon père?
-Oui. Répond-il simplement.
-Je...Je ne vous ai jamais connus avant, ma mère ne parlait jamais de vous... Je ne sais même pas où elle est à présent... Et qu'est-ce que c'est que cette histoire de prophétie?!

    Artorus inspira longuement, et se retourna pour regarder sa fille dans les yeux.

-Il y a plusieurs années, mon père passa un pacte avec les humains. Ils devaient l'aider dans sa guerre contre les trolls des glaces, et en échange il leur enseignerait quelques bribes de magie. Pendant un temps, cet accord fit le bonheur de mon père. Les humains respectaient le pacte, l'aidant fortement avec leurs inventions mécaniques et apprenaient vite ce qu'il leur montrait en matière de magie. Bien que l'esprit humain soit plus faible que celui des anges, des dragons et des démons, il est quand même capable, avec le temps, d'utiliser quelque peu la magie. Quand les trolls des glaces furent vaincus, mon père commis l'irréparable... Il apprit aux humains à créer des portails... Les portails sont comme des portes ouvrant sur d'autres mondes, où la vie a évolué différemment et à plusieurs degrés. Des univers où le mal l'a emporté et a tout détruit, tout n'est plus que lave en fusion et souffrance pour ceux qui y survivent encore... Ou bien des univers où le monde se porte bien, où il n'y a aucun souci, où il n'y a ni guerre ni discorde.

    Artorus marqua une pause, le temps qu'Akroma assimile ce qu'il lui avait dit.

-Comme tu dois le savoir, les humains sont corrompus par la soif de richesse et de pouvoir. Plusieurs des meilleurs magiciens de leur espèce prirent un chemin sombre : le Démonisme... Les Démonistes étaient nés. Au début ils n'étaient pas inquiétants, mon père s'amusait à  les regarder essayer de tenter de vaines ouvertures de portails vers d'autres mondes... Ils réussissaient de temps en temps, mais ce n'était que de faibles portails, libérant de petits démons qu'ils asservissaient... Mais un jour, lassés de n'aboutir qu'à de faibles résultats, la totalité des Démonistes se rassembla un soir d'été, et mit en commun ses savoirs, ses ambitions, ses pouvoirs...

    Ils arrivèrent à créer un portail tellement puissant, tellement grand, qu'ils s'imaginaient déjà ramener des montagnes de richesse, ils ne prirent aucune précaution... Des milliers de créatures malfaisantes sortirent du portail reliant les deux mondes... Tous les Démonistes connus sont morts ce jour là, sauf un... Régelus Nand. Il eut tellement peur de mourir, qu'il proposa au plus puissant des démons de vivre en symbiose... Le démon accepta, et s'en fut fini de l'ancien Régelus... Le démon a renforcé son corps, son esprit et sa volonté de conquérir... Mais a prit le contrôle de son corps. Au lieu de n'avoir qu'un seul véritable ennemi, nous en avions deux en même temps, et qui, de surcroît, savaient tout du royaume de Netherstorm par le biais du savoir de Régelus... Des informations très précieuses pour quiconque veut s'emparer de territoires.

    Sa voix se mit à trembler.

-C'est alors que le jour de mes vingt ans, ma mère, Elen, fut prise d'une soudaine crise de démence... Elle proféra des mots, des conseils, puis, elle tomba à terre, le visage pâle, les yeux exorbités, la mort l'avait emportée. Personne n'a vraiment compris pourquoi cela s'était passé ainsi. Ce n'est que quelques jours plus tard, qu'un des sages qui était présent à ce moment tragique, expliqua au roi, que ma mère avait sûrement eu une vision prémonitoire d'un futur plus ou moins éloigné : une prophétie. Une prophétie racontant les exploits de son fils, et ce qu'il devait faire pour espérer éradiquer définitivement toutes traces démoniaques et faire régner la paix sur ce monde. L‘hypothèse de sa mort était que la prophétie était si importante que la personne la dévoilant se verrait aspirée dans les abysses infernales du royaume des morts... Le passage qui te concerne dit ceci :

"D'un ange prince et d'une femme vierge du nord, naîtra l'enfant sauveur. Celle qui aura le pouvoir des deux peuples, celle qui aura le courage d'aller plus loin que n'importe qui, celle pour qui tout serait à gagner..."

-Mon père m'envoya donc quérir une jeune femme vierge sur les terres où nous sommes actuellement. Ta mère était là, à pleurer sur la tombe de son premier amour... Je n'avais pas de temps à perdre, les légions de démons, sous les ordres de Régelus approchaient dangereusement du royaume de mon père... Je suis allé la consoler, la réconforter, lui apporter l'aide que je pouvais tout en la rassurant avec mes paroles... Je pense qu'elle avait trouvé en moi un confident, une personne digne de confiance... Elle tomba amoureuse très rapidement. Pour ma part, je devais accomplir mon destin, faire en sorte que tu puisses naître, mais bien que je n'ai été avec ta mère que pour cette raison, je ne peux m'empêcher d'être triste à l'idée du mal que je lui ai fais en partant sans dire un mot...

    Akroma vit des larmes se former dans les yeux de son père... Il était terriblement triste, elle le sentait.

-Que s'est-il passé ensuite?

Artorus essuya ses larmes et sortit une épée magnifique de sous sa cape avant de continuer son récit.

-Quand je suis revenu au trône de mon père, il était déjà trop tard... La cité était en ruine, les cadavres jonchaient le sol, une odeur de chair en putréfaction flottait dans l'air... J'ai couru jusqu'au château, jusque dans la salle royale, et j'ai découvert mon père, agonisant, plié en deux, se retenant à son siège... Il m'a dit que les légions de Régelus lui avaient rendu une petite visite et que je devais achever la prophétie, que tu devais survivre jusqu'à tes seize années, que je devrais m'occuper de toi... Je t'ai donc surveillée de loin pendant plus de quinze ans, depuis qu'il a prononcé ses dernières volontés. Cette épée que j'ai dans la main, c'était la sienne. C'est ton héritage maintenant, je vais m'occuper de toi, te former au combat et à la magie... Es-tu d'accord?

-Je ne peux pas accepter... Je dois retrouver ma mère, Déses et savoir ce qu'il s'est passé ici!

-Ce qu'il s'est passé ici est très simple... Une des légions de Régelus s'est amusé un peu. J'ai inspecté la zone, ils sont partis depuis plusieurs heures, mais tu peux déjà voir les résultats d'un de leur passage... Pour ce qui est de ta mère et ton amie ainsi que les habitants du village, s'il n’y a pas de cadavres, c'est qu'ils ont dû se faire faire prisonniers, ou pire… Ta seule chance de les revoir est de me suivre. Tu n'es pas encore assez forte pour combattre ne serait-ce qu'un soldat de la légion. Tu as eu beaucoup de chance de t'en être sortie vivante, ce ne sera pas toujours le cas. Je peux te former, je dois te former, tu dois accomplir ton destin, tu es celle que la prophétie annonce!
-Je... Bon d'accord, de toutes façons je crois que je n'ai pas le choix. Mais j'ai encore beaucoup de questions à vous poser! Sur ces Démonistes, les portails, les démons qui en sortent, leur chef, les autres mondes, et votre peuple.
-Je répondrai à ces autres questions en temps utile si tu le veux bien, pour le moment nous devons nous hâter. Ce lieu n'est plus très sûr, même si cela te semble désert, d'autres arriveront très prochainement, pour piller, finir de tout détruire, laissant une terre stérile...

-Père...Est-ce que je peux vous appeler ainsi?
-Oui, tu le peux.
-Je n'ai aucun équipement pour faire cette "quête", je suis encore jeune et comme vous l'avez souligné, je ne sais pas me servir d'une arme...
-Ne t'inquiète pas pour ce qui est de l'équipement, j'ai de quoi te vêtir convenablement avant de trouver mieux. Que tu ne saches pas te battre, ce n'est pas grave, tu as ce don, même si tu ne le sais pas encore et je t'apprendrais le maniement des armes. Tu l'as découvert tout à l'heure, tu as dû éprouver de la peur et de la rage en même temps, c'est une particularité des anges de lumières... En attendant, nous devons nous diriger vers la cité de mes aïeux, Oùtight, capitale de Netherstorm. J'ai beaucoup de choses à te montrer, bien qu'elle soit en ruine, c'est là bas que nous serons le plus en sécurité pour ta formation.

    Artorus tendit l'épée à Akroma, qui s'en empara puis l'inspecta. Elle était légère et bien travaillée, un cristal bleu ornait le pommeau et la lame luisait d'une légère couleur dorée. Quant elle eut rangé l'épée dans le fourreau en cuir que son père venait de lui offrir, Akroma finit de remplir son sac et le questionna une dernière fois avant de se mettre en route pour le Sud.

-La route sera-t-elle longue?
-Ce n’est pas la route qui sera longue, mais ton apprentissage, qui lui prendra du temps, beaucoup de temps.
-C’est très rassurant…

    Sur cette dernière phrase, elle mit son sac sur l’épaule et suivit son père, qui avait déjà commencé à partir devant…

 

 

 

 

             Chapitre II : Le voyage


-La route jusqu'à Oùtight sera longue, peut-être devrions nous prendre des chemins détournés pour y arriver, l'ennemi est assez présent en ce royaume désormais...
-Par où allons-nous passer alors? Je ne me suis jamais aventurée si loin !
-Il te suffit de me suivre, il n'y a pas que les humains et les anges de lumières sur cette terre... Mon peuple entretient de bonnes relations avec les autres races, ils devraient nous aider ou au moins nous héberger.

    Akroma regarda son père avec un air stupéfait.

-Quelles sont ces races? Il y en a beaucoup de différentes?
-Oh, il y en a quelques-unes en effet...

    Restant sur son air mystérieux, il ne reprit pas la parole de toute la soirée. Akroma, bien que ne connaissant son père que depuis très peu de temps, savait qu'elle ne tirerait plus rien de celui-ci avant le lendemain. Arrivés dans une clairière, ils décidèrent de se reposer un petit peu avant de reprendre la route.

-Il n'y a pas de temps à perdre, surtout avec la légion dans les parages. Repose toi bien, je monte la garde pendant que tu récupères tes forces. Et tiens, mange ceci, ça va te revigorer.

    Akroma prit le morceau de pain que lui tendait Artorus. Il était d'une couleur miel et très agréable au toucher, elle mordit dedans. Il était moelleux et croustillant à la fois, et un goût... Un goût sans pareil, c'était vraiment délicieux, et d'après les dires de son père, c'était ce qu'il y avait de plus performant pour reprendre des forces rapidement. Après avoir terminé son modeste mais énergétique repas, elle s'adossa à un arbre.

-Tu crois pouvoir dormir dans cette position inconfortable?
-Je dors souvent comme ça. Quand j'étais encore au village... J'allais dans une petite zone où il y avait un vieil arbre, et je m'adossais contre lui des heures entières à méditer, dormir ou fainéanter ou autre...

    Un sourire s'étira sur les lèvres d'Artorus, puis il prit la parole.

-Il fait un peu froid les nuits ici, ne préfèrerais-tu pas dormir dans des couvertures et près d'un bon feu?

    Sortant une couverture épaisse de laine de son sac, il l’agita devant le nez d’Akroma, qui la prit en le remerciant.

-Maintenant, je vais te donner ta première leçon de magie, qui est plutôt appelée "les Arcanes"...Donc, la base de beaucoup de choses, le feu. As-tu une idée de la façon dont on procède?
-Je dois dire que non, avoua Akroma.
-Le procédé est plutôt simple, il suffit de prononcer une incantation de ce que tu souhaites comme élément, puis de préciser ta demande en te concentrant et en puisant dans ton esprit. Mais il est parfois nécessaire de disposer de certains objets plus ou moins magiques selon ce que tu demandes. Il y a six éléments qui composent les Arcanes, les connais-tu?

-Euh, je dirais donc le Feu, l'Eau, le Vent et je ne sais pas quoi d'autres...
-Tu as juste pour les trois premiers, il te manque donc la Terre, la Lumière et les Ombres. Connais-tu ou devines-tu le rôle de chacun?
-Le Feu brûle, l'Eau mouille, le Vent souffle, la Terre tremble, la Lumière éclaire et les Ombres tuent?
-Le travail sera long... Je vais te décrire rapidement chaque école de magie.
Le Feu, sert en effet à brûler, mais pas que ça, il peut te protéger contre certaines créatures qui préfèrent la pénombre et l'humidité, et bien d'autres choses encore que tu découvriras par toi même.
L'Eau maintenant, elle prend plusieurs formes, elle peut être de glace, liquide ou de vapeur. Elle peut te sortir de bien des pétrins. L'eau liquide ou gazeuse est efficace contre le feu, mais la glace est défaillante face à cet ennemi. Plus tu auras d'expérience en la magie, d'esprit et de précisiondans tes paroles, plus tu auras de quantité d'eau ou l'effet escompté réussi...
     Le Vent, tornades, ouragans, vents violents... Si tu essayais maintenant tu n'arriverais qu'à faire une petite brise, il te faut de l'entraînement. Le vent est plutôt efficace contre le feu, il n'a pas vraiment de faiblesses mais il reste peu polyvalent.
     La Terre est capricieuse, c'est ce qui fait la nature, tu peux créer des tremblements de terre, des glissements de terrains voire même faire pousser des plantes ou des arbres à une vitesse folle, mais comme pour les autres... Il te faudra de l'entraînement.
La Lumière, c'est tout ce qui est bon. Elle est très efficace contre les Ombres. Tu peux aussi l'utiliser pour soigner tes blessures, c'est d'ailleurs son premier usage ; soigner et faire le bien, repousser le mal.
    Les Ombres... Les forces des ténèbres, les démonistes, les démons et toutes autres créatures malfaisantes s'en servent. Les Ombres sont très dangereuses, elles font appel aux morts, aux esprits malveillants et peuvent causer de terribles dégâts physiques et moraux... Elles peuvent aussi te contrôler. Je ne t'apprendrais pas à te servir des ombres, mais je te dirai comment repousser la plupart des attaques